Monsieur Fugger,

Je me présente, mon nom est Johannes Gutenberg, je suis orfèvre de métier, j’ai travaillé chez le duc de Cologne sur un projet que j’aimerais vous exposer. J’appelle cela l’imprimerie. C’est un procédé qui permet d’écrire des livres de n’importe quelle sorte en masse. Grâce a ce procédé, je peux, en au moins une heure, écrire cent quatre vingt feuilles.

J’ai déjà un atelier, mais, j’aimerais construire d’autres ateliers en Europe. Si j’ai plus d’ateliers, je pourrai faire encore plus de livres car ils s’exportent déjà bien mais pas assez pour pouvoir construire d’autres ateliers.

C’est pourquoi je vous écris cette lettre. Toute l’Europe est au courant de votre bonne fortune et j’aimerais vous demander un prêt très avantageux car non seulement je vous rendrais la totalité emprunté mais aussi des intérêts versés jusqu’à vos vieux jours. Il me faudrait alors pour ce projet une somme de trois milles florins. La somme est énorme, en effet, mais si votre courage est aussi grand que votre fortune alors vous ferez un choix des plus audacieux.

Avec mes salutations les plus distinguées.

Johannes Gutenberg